
Ah, le mois de mai ! Le mois des lilas, des migrations d’oiseaux, du vert tendre. Chaque matin, je me lève tôt et je me rends à pied vers la montagne. Quel bonheur que de se promener dans une forêt en plein coeur de la ville, d’admirer les vallons couverts à perte de vue par ces jolis trilliums blancs, d’observer les parulines, les grives, les tyrans huppés, ces milliers oiseaux qui nous rendent brièvement visite ! Chaque année, j’éprouve la même joie devant tant de beauté.
Et c’est aussi une étape importante dans l’écriture de ma saga, Fanette, car j’ai remis le manuscrit du tome 5 à mon éditrice. Il ne reste plus que la révision linguistique, suivie de la lecture des épreuves.
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, je puis vous annoncer qu’il y aura une réimpression des quatre premiers tomes de Fanette avec de nouvelles couvertures. Ces nouvelles parutions seront en librairie au mois d’août.  J’aurai l’occasion de vous en reparler !

J’ai eu le plaisir d’accorder une entrevue à Marie-Ève Sévigny, la belle promeneuse qui organise des parcours de lieux de Québec ayant inspirés les écrivains d’ici et d’ailleurs.
Je vous présente une capsule enregistrée lors de ces entretiens, qui vous donnera un avant-goût de l’entrevue complète, que le magasine littéraire Entre les lignes publiera en début juin.
Voici le lien pour la capsule ! Bon visionnement…

J’ai reçu une merveilleuse nouvelle dont je tenais à vous faire part. Mon premier roman, Le Fort intérieur, l’histoire de deux jumelles dont le destin basculera à la suite de la séparation de leurs parents, paraîtra en livre de poche dans la collection 10/10 de mon éditeur Libre Expression en août prochain.
Rien n’aurait plus me rendre plus heureuse, car ce roman, c’est aussi mon regard sur l’enfance, et un hommage à ma soeur jumelle, Danielle. Et j’ai toujours rêvé d’être éditée en livre de poche ! Lorsque j’étais adolescente et que je lisais tout ce qui me tombait sous la main, j’avais toujours un livre de poche dans mon sac d’école ou dans mon sac à main, dont la couverture était froissée par l’usage. Un livre que l’on peut glisser dans une poche, quelle merveille !

J’ai découvert une magnifique chanson  intitulée Skibbereen, le nom d’une ville située dans le comté de Cork, au Sud de l’Irlande, où mon héroïne Fanette est née. J’ai décrit cette ville portuaire dans le premier tome de Fanette (À la conquête de la haute ville), dans lequel la fillette de sept ans doit quitter son pays avec sa famille pour fuir la famine de la pomme de terre.
La chanson est attribuée à Patrick Carpenter, un poète natif de Skibbereen. Elle a été publiée en 1915 par Herbert Hugues, qui l’a découverte dans le comté de Tyrone. Les paroles sont très touchantes et prennent la forme d’un dialogue où un père explique à son fils les raisons qui l’ont obligé à quitter sa ville bien-aimée : la famine, sans oublier le fait que les familles irlandaises ont été chassées de leurs maisons par des propriétaires cupides, qui y ont mis le feu.
Cette  tragédie a affecté des centaines de milliers d’Irlandais, qui ont émigré en grand nombre vers l’Amérique du Nord, en particulier dans la ville de Québec. Je vous invite à écouter cette chanson émouvante, chantée par le groupe Shamrock (qui signifie trèfle en français), accompagnée d’images éloquentes.
Et en voici les paroles, bouleversantes.
