Fanette au Salon du livre de Montréal, édition 2014 !

Mercredi 19 novembre 2014 / HISTOIRE ET PERSONNAGES


Huit ans d’écriture et de merveilleuses rencontres avec mes lectrices et lecteurs

J’ai publié mon premier roman, Le Fort intérieur, en 2006, un regard à la fois tendre et lucide sur mon enfance. Depuis, j’ai écrit ma saga Fanette, qui devait se décliner en six tomes, mais l’inspiration étant au rendez-vous, elle s’est conclue avec un septième et dernier volume.

Pendant toutes ces années de recherches et d’écriture intensives, j’ai éprouvé un vif bonheur de mettre au monde une page importante et un peu méconnue de notre histoire, celle de l’exil de dizaines de milliers d’Irlandais qui fuyaient la famine de la pomme de terre en 1847 et cherchaient un monde meilleur en Amérique du Nord.

Fanette et sa famille ont été les phares de ma vie pendant ces huit années. Chaque matin, je m’assoyais devant mon ordinateur et j’écrivais quelques pages, tout en effectuant plein de recherches, tentant de toutes mes forces de rendre avec justesse et émotion le sort de ces immigrants.

Beaucoup d’entre eux n’ont pas survécu à la terrible traversée qui les a menés de l’Irlande à Québec. Mon héroïne, qui a sept ans lorsque l’histoire commence, devient orpheline et est recueillie, avec sa soeur aînée, Amanda, dans une famille de cultivateurs.

De fil en aiguille, j’ai bâti la destinée de Fanette et de sa famille. Un roman de 500 pages publié chaque année. 3500 pages plus tard, je regarde le travail accompli avec une joie accompagnée d’étonnement. Jamais je n’aurais pensé que je me rendrais au bout de ce long voyage.

Chaque année, depuis 2006, j’ai eu la chance d’être au Salon du livre de Montréal et de faire la connaissance de lecteurs passionnés d’histoire, dont la plupart, je dois le dire, sont des femmes.  Elles transmettent leur passion à leurs filles ou à leurs petites-filles. Et permettent à nos romans de vivre et de se transmettre d’une génération à l’autre.

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Fanette à Paris !

Dimanche 2 novembre 2014 / HISTOIRE ET PERSONNAGES


Un voyage au pays de George Sand…

Vous vous rappelez sans doute le voyage que Madeleine Portelance, la tante excentrique de Fanette, a entrepris en France afin de visiter son idole, George Sand. J’ai raconté cette intrigue dans le tome 6 de ma saga. Toutefois, avant se rendre à Nohant, où habite la célèbre écrivain, Madeleine et sa compagne, Clara Bloomingdale, passent par Paris et vont visiter le fameux Jardin du Luxembourg, où se trouve la magnifique fontaine Médicis, que Marie de Médicis a fait construire vers 1630.

L’endroit est bucolique à souhait. On peut s’y asseoir et contempler les statues, les reflets de lumière dans l’eau, le vol des pigeons qui ont adopté ce lieu. J’ai pris cette photo ce matin, lors d’une promenade dans le 6e arrondissement de Paris. Je pourrais y rester des heures !

Après ce moment rempli de poésie, je me suis rendue à pied à un grand magasin, Au Bon Marché, qui fut mon inspiration pour l’intrigue autour du sinistre Auguste Lenoir, détective privé de son état, qui a échappé à la lugubre prison de la Santé et a retrouvé sa fille, qu’il croyait morte. Cette dernière est vendeuse dans un grand magasin, que j’ai surnommé  Du côté des dames, le titre du tome 6… Ce titre est également un clin d’oeil à l’excellent roman d’Émile Zola, Au Bonheur des dames, qui raconte l’histoire d’une jeune provinciale que la mort de ses parents oblige à partir pour le grand Paris afin de  gagner sa vie et celle de son frère. Pour une fois, ce roman de Zola finit bien !



Fanette à la bibliothèque de Pierrefonds

Lundi 27 octobre 2014 / ÉVÈNEMENTS


Une rencontre avec des lectrices passionnées

Comme je consacre le plus clair de mon temps à l’écriture, c’est toujours une joie pour moi de sortir de mon « antre » et de rencontrer mes lecteurs. C’est une occasion unique de de parler de l’histoire de l’Irlande et du Québec, des nombreuses recherches qu’il faut entreprendre pour mener à bien une saga historique, de la vie quotidienne d’un auteur…

Chaque fois, je sors de ces rencontres remplie d’énergie et d’optimisme.  Rien n’est plus réconfortant que de voir à quel point la lecture est importante pour bien des gens, dans toutes les sphères de la société et toutes les régions du Québec. La lecture est non seulement une source de distraction et d’apprentissage, mais elle est un gage de liberté et d’autonomie, un carburant pour le cerveau, une occasion merveilleuse de voyager, même en restant dans son fauteuil.



La crampe balzacienne

Dimanche 12 octobre 2014 / ÉVÈNEMENTS


Les mots (maux) de l’écrivain

Les accidents de travail sont rares dans notre métier. Au plus risque-t-on de tomber de notre chaise, ou de nous arracher un peu trop de cheveux lorsque l’on a une intrigue qui nous donne du fil à retordre. Jusque-là, rien de bien dangereux. Mais est-ce que les lecteurs ont déjà imaginé les dangers qui guettent l’écrivain assis pendant de longues heures, enchaîné devant son ordinateur, beau temps, mauvais temps, bon an mal an, que l’inspiration soit au rendez-vous ou pas?

Permettez-moi vous décrire quelques symptômes. Après quelques heures de travail, une crampe bien familière se manifeste dans le haut du dos, entre les omoplates. Je l’appelle la crampe de l’écrivain, car elle est causée par l’excès de pianotage sur le clavier, le dos penché dans une position atroce, le plus souvent inconsciente, car elle provient d’une longue réflexion, souvent laborieuse, après que j’ai épuisé toute mon énergie à tenter de tourner un paragraphe de cinq lignes, sans succès.

Puis, plus pernicieuse encore, une douleur qui ne se manifeste qu’au moment où, déjà épuisée par ma cogitation infructueuse, je commets le pire geste qu’il soit possible d’effectuer dans ma situation : je me lève. Là, ce sont les deux jambes qui se sont transformées en pics à glace, rigides et engourdis, à un point tel qu’ils semblent ne plus faire partie de mon corps.

Je me traîne jusqu’à la cuisine, m’agrippant à la rampe de l’escalier, car avec le mouvement, les fourmis se sont emparées de mes pauvres jambes déjà mal en point. Je me prépare alors un deuxième café avec un mélange que j’achète dans un petit bistro sympa et qu’un futé a baptisé «Mélange Balzac», en l’honneur du célèbre Honoré qui, pour se dégourdir les jambes, fuyait ses créanciers par la porte qui donnait sur son jardin, après avoir ruiné sa santé à écrire jusque tard dans la nuit, buvant café sur café, à remplir des pages et des pages de sa petite écriture, livrées le lendemain à un journal qui les publiait en feuilleton et payait trois sous la ligne, raison pour laquelle le pauvre écrivain ajoutait des phrases afin d’arriver à gagner de quoi justement faire patienter ses créanciers…

Allez, un petit effort, je bois un dernier café et je tente de terminer mon paragraphe, avant que l’on me coupe l’électricité ou le service internet…

Pour prévenir et guérir la crampe Balzacienne

Je recommande à tous les auteurs, mais aussi à tous les lecteurs qui passent une bonne partie de leur temps assis, de se procurer au plus vite l’excellent livre Conseils d’un physio, écrit par le physiothérapeute, conférencier et écrivain Denis Fortier. Vous y trouverez toutes sortes de conseils pratiques pour corriger votre posture et prévenir les maux de dos et autres problèmes qui affligent les sédentaires que nous sommes…



 
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Fanette, tome VII
Honneur et disgrâce

Procurez-vous le dernier volume de la saga Fanette.

Fanette, tome VI
Du côté des dames

Procurez-vous le sixième volume de la saga Fanette.

Fanette, tome V
Les ombres du passé

Procurez-vous le cinquième volume de la saga Fanette.

Fanette, tome IV
L’encre et le sang

Procurez-vous le quatrième volume de la saga Fanette.

Fanette, tome III
Le secret d’Amanda

Procurez-vous le volume 3 des romans sur la vie de Fanette.

Fanette, tome II
La Vengeance du Lumber Lord

Retrouvez Fanette dans le tome 2.

Fanette, tome I
À la conquête de la haute ville

Le premier volet de cette saga historique au Québec du XIXe siècle.

 

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Le Fort intérieur