Entre la lecture des épreuves de mon roman Le Fort intérieur, qui sera édité en livre de poche dans la collection 10/10 chez Libre Expression et paraîtra au mois d’août prochain, et l’écriture du tome 6, que j’ai commencé il y a déjà quelques semaines, je devrai relire le manuscrit du 5e tome au courant de la semaine prochaine.
C’est une étape que j’aime beaucoup, car c’est la dernière chance qu’a l’écrivain de peaufiner son texte, couper les quelques longueurs qui restent, ajouter des précisions ici et là. Bien sûr, pas question de réécriture à cette étape… Il s’agit plutôt d’un travail d’orfèvrerie, dans lequel on cisèle, polit, ajuste un petit boulon, un rouage.
Il est parfois difficile pour un réviseur de ne pas franchir la frontière entre les corrections grammaticales et le style de l’auteur, qui lui appartient en propre. La tentation est grande de changer le style de l’écrivain, la tournure d’une phrase, une figure de style qui sera jugée trop fantaisiste. Cela devient une sorte de ballet entre les corrections que l’on accepte et celles que l’on refuse. Car heureusement, c’est l’écrivain qui a le dernier mot !