Les transports au 19 siècle

Lundi 30 août 2010 / LES MORDUS D'HISTOIRE


Hue dia!

Saviez-vous qu’un système de péages existait au 19e siècle? Des préposés plaçaient des barrières sur les routes principales et exigeaient le paiement d’une « taxe des chemins» comme on la surnommait à l’époque. Il y eut même une quasi-émeute lors de la mise en place de ce genre de barrières, dans la région de Québec. Les citoyens, outrés, en vinrent aux mains avec les préposés, refusant de payer leur dû…

À l’époque de la Nouvelle-France, on construisait trois sortes de routes : les chemins royaux ou de poste, les chemins de desserte entre les rangs des différentes paroisses et les chemins du moulin, que le seigneur d’un domaine avait l’obligation de mettre en place pour faciliter le passage des serfs qui désiraient faire moudre leur grain. La première route complète entre Québec et Montréal ne fut construite qu’en 1737, du côté nord de la rive du fleuve Saint-Laurent.

Gravure | Diligence | M991X.5.657
Gravure
Diligence
John Henry Walker (1831-1899)
1850-1885, 19e siècle
Encre sur papier – Gravure sur bois

Comment les gens se déplaçaient-ils à l’époque où se situe ma saga, Fanette? Il y avait bien sûr les voies navigables. Pendant longtemps, le transport par bateau, d’abord à la voile, puis à la vapeur, fut le moyen le plus fiable et le plus rapide de transporter les voyageurs et les marchandises. Dans la première moitié du 19e siècle, Québec était l’un des ports les plus importants de l’Amérique du Nord. La construction navale y connut un grand essor, et fit la fortune des «Lumber Lords» qui possédaient les chantiers navals. Des milliers d’ouvriers irlandais y travaillèrent. Puis à partir des années 1850, l’industrie navale déclina à cause de la subrogation d’un décret du gouvernement anglais qui accordait un tarif préférentiel à ses colonies pour le transport du bois, et des travaux d’approfondissement qui permirent aux gros navires de remonter le fleuve jusqu’au port de Montréal. Mais le fleuve n’étant pas navigable en hiver, il fallait utiliser le transport par les routes pour voyager dans la saison froide.

La voiture la plus populaire était sans contredit la carriole, montée sur patins l’hiver et sur roues durant la belle saison. Quoique fort pratique et pouvant circuler même sur des chemins étroits et cahoteux, la carriole avait cependant son lot d’inconvénients, car c’était une voiture ouverte. L’hiver, les voyageurs gelaient; au printemps ou à l’été, ils étaient éclaboussés par la gadoue ou la pluie et, les jours de beau temps, couverts par la poussière. Le seul transport dit «public» était la diligence, qui servait également de malle-poste. Au 19e siècle, pour se rendre de Québec à Montréal en diligence, il fallait plus de deux jours, en comptant les arrêts aux relais postaux. Quand même pas si mal, compte tenu du fait que ces voitures n’étaient souvent conduites que par deux chevaux…

Pour ceux qui désirent en apprendre davantage sur les transports en voiture au 19e siècle, je vous recommande la lecture de l’excellent livre de Pierre Lambert intitulé Les anciennes diligences du Québec : le transport en voiture publique au 19e siècle, publié aux éditions du Septentrion. L’auteur y raconte avec une foule de détails savoureux à l’appui l’histoire du transport public, remontant au début de la colonie jusqu’au 19e siècle.

2 commentaires sur “Les transports au 19 siècle”



  • skali rim dit :

    je vous félicites

  • Suzanne Aubry dit :

    Merci ! J’ai fait beaucoup de recherches pour ma saga, tant sur les transports au 19e siècle que sur la médecine, l’industrie naissante, l’éducation, etc… Bien connaître l’époque dans laquelle se situe une saga est essentiel pour la crédibilité des intrigues et des personnages.



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